Le concert. Gerrit van Honthorst. 1623

Grâce à la peinture à l’huile du XVIIe siècle, la couleur s’émancipe du dessin et gagne une résonance nouvelle, défiant l’austérité chromatique de la réforme. En devenant une « qualité » autonome, elle élève l’artiste au-delà de l’artisan.

ÉLÉGIE vous invite à redécouvrir l’histoire de ces pigments fabuleux à travers le prisme de l’olfaction. Ce voyage synesthésique, rigoureux et documenté, tisse un lien vibrant entre la profondeur des couleurs, leurs paysages d’origine et leurs essences botaniques.

BLEU OUTREMER

Portrait d’une dame de profil. Vers 1410. Huile sur panneau de bois. Anonyme.

BLEU OUTREMER ET JASMIN D’AFGHANISTAN

“On nomme outremer une couleur noble, belle, plus parfaite qu’aucune autre… Grâce à elle, on atteint la splendeur” Cennini.

BLEU OUTREMER: Pigment naturel composé d’azurite, minéral d’un bleu intense issu du lapis-lazuli extrait en Afghanistan. Insoluble dans l’eau et les solvants, ce pigment est solide à la lumière. Au XVIe et au XVIIe siècle, l’outremer valait son poids d’or. Aussi, de par sa situation géographique entre l’Orient et l’Occident, Venise est alors une plaque tournante dans le commerce du bleu outremer et le pigment est bien vite adopté par les peintres de la renaissance italienne comme Giovanni Bellini.

Nous avons choisi de raconter l’histoire du bleu outremer en l’associant à une douce note de jasmin, lui aussi importé d’Afghanistan.

Les musiciens. Michelangelo Merisi dit Le Caravage. 1597
Ambassadeur. Lukas de Heere, (1582-1584).
Ambassadeur  du roi du Pérou en 1582 auprès de Paus Gregorius XIII.

ROUGE CARMIN ET AMBRE IMPÉRIAL

“En renonçant à toute beauté superficielle et vaine de la palette, il a redonné force aux couleurs, et leur a restitué le sang et la carnation” BELLORI sur Le Caravage

VERT FONTAINEBLEAU

La Nymphe de Fontainebleau.  Peintre français (Fontainebleau) (troisième quart du XVIe siècle)

VERT DE FONTAINEBLEAU, CÈDRE ET ROSE

CUPIDON ET LES ABEILLES

Vénus avec Cupidon le voleur de miel d’après Lucas Cranach l’Ancien, vers 1580-1620

CUPIDON, LES ABEILLES ET LA FRAÎCHEUR DES BOIS

”TANDIS QUE LE JEUNE CUPIDON DÉROBAIT LE MIEL D’UNE RUCHE, L’ABEILLE DILIGENTE PIQUA LE DOIGT DU PETIT VOLEUR.

AINSI EN EST-IL DE NOS PLAISIRS : BREFS ET PÉRISSABLES, ILS NOUS BLESSENT D’UNE DOULEUR AMÈRE SITÔT QU’ON LES RECHERCHE”